Non, on ne prendra plus la peine de vous présenter Astropolis. Mais on en parlera encore et encore. Parce que attendre un an c’est trop long, l’équipe nous concocte une édition hiver en sus des nombreuses soirées (Astroclub, Fortress…). Et oui, ça vaut le coup, même si on se tape les bouchons des manifs d’agriculteurs.
Budget aidant, on a pu voir que le concert de Carl Graig et Francesco Tristano. L’année dernière, on s’est pointé devant Model 500 et malgré quelques moments gênants, c’était sublime. Astro, ce festival qui a grandement participé à donner des lettres de noblesse aux musiques électroniques, et bah il a décidé qu’il fallait pas s’arrêter la. Et donc inviter les grands, les légendes, de la techno à Brest la pluvieuse, dans la grande salle nationale du Quartz.
 
Accueil chaleureux, vestiaire gratuit, on s’assoit. On discute, Francesco Tristano entre en scène, nous fait une leçon de piano, on ne discute plus. Un, deux, trois, quatre… les morceaux s'enchaînent, de manière progressive. On sent un virtuose, une maîtrise. On se croirait dans une grande salle de classique à Paris. Qui connaissait ce jeune homme ? Il était grand temps de corriger cette erreur.
Au fait, la musique, c’est aussi fait pour danser, alors on se lève et on file bouger nos fesses devant la scène. Le mouvement est collectif. Tout le monde applaudit plusieurs fois, pas de manière polie, on est plutôt du genre enthousiasmé. Au fait, il est où Carl Graig ? Tsugi disait être déçu de sa prestation aux Nuits Sonores de Lyon, les légendes c’est plus ce que c’était, nous on avait moyen aimé Juan Atkins au 1988 Live Club. Mais chut, le voici.
Osmose. Joli mot parmi tant d’autres qu’on aimerait déballer plus souvent. Le mélange des deux artistes est parfait. On a rien d’autre à dire. Pour nous, le soufflet du revival techno qui s’opère en ce moment va disparaître aussi vite qu’il est venu. On aime cette résistance à l’EDM, mais finalement la techno aussi va nous saouler si elle se renouvelle pas davantage. En attendant, certains concerts comme celui-ci inscrivent l’électronique dans l’histoire de la musique. C’est beau.

Sinon, pour l’année prochaine, on parie sur un Jean-Michel Jarre. A bon entendeur.
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